Le Soulor 1925

Chaussures cousues main, cousu norvégien et Goodyear, cuirs français, atelier ouvert au public

🇫🇷 France, Nay Fondée en 1925 $$$

Changement de propriétaire en 2024 - à surveiller. Un cas de ressemelage problématique signalé sur les forums (rétrécissement de largeur).

Philosophie

Cousu norvégien et Goodyear à la main, cuirs français, moins de dix personnes. Pas de délocalisation, pas de compromis. La chaussure du berger pyrénéen devenue urbaine.

Histoire

Pontacq, Béarn, XVIIe siècle : un centre majeur de la tannerie et de la cordonnerie. En 1925, l'atelier Paradis-Pommies y fabrique des chaussures pour les militaires et les travailleurs de la région. Brodequins, chaussures de sécurité, tout ce qui doit résister. Dans les années 1960, l'atelier prospère : brodequins cloutés, bottes d'aviateurs, et même des crampons de rugby aux fameux bouts carrés dont Pierre 'Papillon' Lacaze, rugbyman international, est un client célèbre. La spécialité : l'ancrage au sol.

Quand l'industrie de la chaussure se délocalise dans les années 1970-1980, Joseph Paradis, dit Aldo, troisième génération, refuse de suivre. Formé artisanalement au collège de Jurançon, il choisit la résistance : matériaux français, fabrication à la demande, cousu norvégien et Goodyear. Pas de concession à la production de masse. Sa réputation se construit par le bouche-à-oreille. L'atelier déménage de Pontacq à Nay, dans une ancienne caserne de pompiers au pied des Pyrénées. Stéphane Bajenoff et Philippe Carrouche reprennent l'affaire et lui donnent son identité actuelle, Le Soulor 1925, en référence au pic du Soulor et à la date de fondation. EPV.

Le Soulor est une de ces découvertes qu'on fait de bouche à oreille. Sur le forum De Pied en Cap, un membre raconte porter ses bottines Villette depuis 2018 'pour jardiner, fendre du bois, se promener en forêt, et au bureau en semaine sous un jean'. Montres de Luxe qualifie la Vignemale de 'nec plus ultra de la chaussure de randonnée'. Moins de dix personnes, cuirs français, 300 à 500 euros - on paie pour du vrai cousu main français, pas du private label portugais ou espagnol.

Le seul bémol relevé sur les forums : un ressemelage en usine qui a rétréci la largeur d'une paire, avec un client 'dégoûté'. Mais le fait même qu'on puisse renvoyer ses chaussures à l'atelier pour réparation en dit long. La marque a changé de mains en 2024. À surveiller.

Produits iconiques

Le Pontacq

Le brodequin signature, nommé d'après la ville de naissance de l'atelier. Cousu norvégien, cuir grainé français, semelle Vibram Eton. La chaussure de marche qui traverse les décennies sans prendre une ride.

Le Soulor (bottine)

La bottine qui porte le nom de la marque. Cuir lisse ou grainé, cousu Goodyear, ligne plus urbaine que le Pontacq mais même rigueur de fabrication. Le pont entre la montagne et la ville.

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